Une promenade à cheval réussie (la promenade)
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Une promenade à cheval réussie (la promenade)
05 jui 2010

Une promenade à cheval réussie (la promenade)Une promenade à dos de cheval est une aventure qu’il convient de réaliser au moins une fois dans la vie. Pour les passionnés, il s’agit de le faire autant de fois que possible ! Des règles dont le degré d’élémentarité dépend de l’expérience des cavaliers sont néanmoins à observer. Nous avions présenté les clés de la préparation d’une telle promenade. Voyons maintenant des conseils, des impératifs et des plaisirs à apprécier relatifs au (aux) jour(s) J de la promenade :

La première règle

Le départ

Organisation du convoi d’équidés en randonnées

Pas, trot, galop ?

Les pauses en randonnée

L’abreuvage des chevaux en randonnée

L’alimentation des chevaux en randonnée

Les plantes toxiques en randonnée

Un cheval s’échappe ?

Admirer la nature…

Voici l’une des règles qui ne se limite pas qu’à la promenade à cheval : Ne pas hésiter à changer avec bonne raison les aventures planifiées dans le cas où tout ne se passe pas comme prévu. Exemple : dans le cas où le jour du début de la promenade, une personne importante (moniteur, guide…) n’est pas présente pour cause d’imprévu, il faudra penser à reporter. Dans le cas où pendant la promenade, le chemin programmé est barré ou gêné, il faudra envisager un chemin alternatif aussi sûr que la première solution et à défaut revenir sur ses pas et reporter.

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Le départ doit préférablement se réaliser le matin. Les cavaliers et leur monture sont davantage alertes, la température est stabilisée (à toute saison) et un rythme de promenade s’installe en corrélation avec les habitudes de la majorité des participants.

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Lors de la randonnée, il est préférable de faire suivre les chevaux (ou équidés) tête à queue en ligne. En effet, la plupart du temps, les chemins pratiqués ne permettent pas à plusieurs chevaux d’avancer de front et il est naturel pour les chevaux d’avancer ainsi. Ne pas mettre côte à côte des chevaux qui ne s’apprécient pas. En général, ne pas mettre dans la même promenade des chevaux qui ne peuvent pas se voir. Les chevaux deviendraient nerveux, ce qui n’est jamais bon si un autre évènement extérieur venait à les rendre encore plus nerveux. Le cavalier le plus expérimenté est généralement placé en tête et le second plus expérimenté est généralement placé en queue.

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L’allure de promenade (pas, trot ou galop) doit être décidée communément entre les cavaliers. Le plus souvent, le plus expérimenté des cavaliers qui est préférablement placé en tête prend l’initiative de changer d’allure. Le pas est pratiqué durant la majorité du temps, puis le trot et le galop. Pour le galop (ou le grand galop), il convient préférablement d’avoir une large piste, longue, plate et dégagée. Réaliser un arrêt après une étape de galop pour s’assurer que tout s’est bien passé (dépendant de l’expérience des cavaliers).

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Les pauses dépendent des efforts fournis par le cheval (mais aussi par le cavalier !). Le type de terrain (pentu, chemin difficile non plat…), l’allure (pas, trot ou galop), la distance parcourue influencent la durée de la pause. En général, il convient de réaliser 3h de promenade le matin et 3h de promenade l’après midi avec un pause de 2h le midi. Pour une randonnée de longue durée, il convient de prendre une demi-journée de pause toutes les semaines. Pour une pause courte (midi), il convient de trouver une zone où les chevaux peuvent brouter à volonté. Faire en sorte qu’ils soient attachés avec assez de longe pour changer de position. Penser à désangler les selles pour soulager les chevaux.

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L’abreuvage des chevaux doit se faire à volonté durant la promenade. Mais attention, après un effort ou une période longue sans boire, faire en sorte que les chevaux ingurgitent de petites quantités par intervalles avant de les laisser boire à volonté. Mais cette pratique est difficile en promenade. Une autre solution est de laisser se reposer quelques minutes le cheval avant de le laisser boire à volonté. Eviter de faire transpirer la monture particulièrement pendant les fortes chaleurs. Pensez à emmener un seau de tôle qui permettra de fournir l’eau au cheval dans le cas où ce dernier ne peut pas l’atteindre (cours d’eau avec une berge abrupte, réserve d’eau dans enclos…). S’assurer que le cheval boit et n’essaye pas de boire sans y parvenir (le mors peut gêner l’abreuvage). À l’issue de la promenade, doucher l’animal pour le réhydrater et lui fournir une ration de grain ayant macérée dans de l’eau. Le cheval aura soif pendant la nuit, lui laisser de l’eau à volonté.

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Un cheval a toujours besoin de quelque chose dans son ventre afin d’assurer un lest intestinal qui permet un bon transit et sans lequel on peut observer des coliques. Ce sont les fibres végétales (herbe, paille, foin, maïs en tige…) qui permettent ce lest. Ainsi à chaque arrêt, faire pâturer autant que possible son cheval. Le grain est important d’un point de vue énergétique et nutritionnel mais n’assure pas de lest intestinal car digéré très rapidement. L’aliment énergétique permet de compenser les efforts fournis. La ration dépendra donc des dépenses énergétiques réalisées ou à réaliser. L’idéal est l’aliment granulé cheval. L’orge est également très nourrissante mais est dure à digérer par le cheval. La laisser tremper au moins une heure dans l’eau en faisant éventuellement chauffer le mélange permet de résoudre le problème et de nettoyer l’orge. L’orge aplatie ou broyer est également une alternative. L’avoine est moins nourrissante que l’orge et elle rend le cheval plus nerveux. Par opposition à cette dernière, le maïs est plus nourrissant, très apprécié par l’équidé mais difficile à manger. Bien que très nourrissant, le blé n’est pas digéré facilement et donc déconseillé. L’aliment énergétique est fourni après l’eau et le lest alimentaire. Afin que chaque équidé reçoive sa ration de grains, une musette convient car elle donne précisément la quantité et le type de grain voulu pour chacun, évite de manger au sol (ingurgitation de terre donnant colique), empêche les rivalités entre équidé pour se procurer la nourriture. Donner la nourriture en même temps à tous les chevaux. Attention à ne pas alterner la nourriture sèche et la nourriture hydratée puisque leur digestion ne se réalise pas à la même vitesse.

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Prendre garde aux plantes toxiques qui se trouvent sur le chemin. L’if est le plus remarquable car les chevaux ne l’identifient pas comme toxique. La substance mortelle est la taxine qui produit la mort de l’équidé en ayant ingéré par arrêt du cœur en moins de 3 heures pour 0,5-2g/Kg de sa masse corporelle consommé. Rester vigilant sur ce que mange le cheval est la seule façon de l’éviter car une fois ingurgité il est trop tard.

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Si un cheval s’échappe ? La possibilité qu’un cheval parte dans la nature est possible. Cet événement doit être pris très au sérieux mais toujours rester serein et calme. Un cheval préfère rester avec ses congénères mais aussi avec les hommes. La raison pour laquelle il a quitté le groupe est à coup sûr parce qu’il a été perturbé, effrayé, énervé… Son cavalier l’a quitté en chutant, en ne pouvant pas le contenir pied à terre, lors de la monté en selle. Une combinaison d’un effet de surprise et d’une absence d’attachement accidentel lors d’une pause peut en être également la raison. Dans la majorité des cas, l’équidé reste repérable. La personne avec laquelle il est le plus familier ou la personne la plus expérimentée doit alors tenter de le récupérer. Les autres cavaliers restent arrêtés, regroupés, attentifs et calmes. La technique est de s’approcher calmement en restant attentif à l’animal. Le but est que le cheval ne bouge plus et se calme. Ne pas hésiter à rester immobile longtemps si cela est nécessaire. Eventuellement, faire des bruits auxquels le cheval est familier (notamment le classique « kéé-kéé-kéé… » du coin de la bouche) mais arrêter si cela prend l’effet inverse. Eventuellement, lui proposer de la nourriture ou de l’eau l’attirera et le calmera. Une autre solution est de diriger le cheval dans un enclos à proximité particulièrement utile si le cheval n’est plus contrôlable. À plusieurs, tenter d’orienter le cheval le plus calmement possible vers l’enclos en lui faisant emprunter le chemin le plus judicieux (attention aux voies de circulation à proximité). Une fois le cheval maitrisé, lui fournir une attention particulière car il reste perturbé si cette déroute a été éprouvante pour lui. Si le cheval n’est plus repérable, on réfléchira à la direction qu’il a pu prendre et au lieu où il peut être. Garder à l’esprit qu’un équidé échappé retrouvera par lui-même le chemin jusqu’à chez lui (ou jusqu’à un lieu qu’il connaît bien). Il peut par exemple revenir tout seul à l’écurie. Penser aux voies de circulation automobile environnante pour absolument éviter que le cheval ne s’y dirige. Balayer méthodiquement la zone à plusieurs personnes toujours calmement. Si le cheval est repéré, appliquer les conseils décrits plus haut, sinon il peut être judicieux de prévenir les autorités locales pour qu’un dispositif soit mis en place notamment si les lieux comportent des voies de circulation de voitures (cette situation est rare mais doit être impérativement considérée si elle se produit).

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Prendre le temps de regarder le paysage qui vous entoure ainsi que la faune et la flore. Se tourner de plus de 90° de chaque côté sur votre monture est possible. Ce n’est pas comme en voiture où on est le conducteur, il est permis de quitter sa route des yeux ! (mais rester conscient de la situation). La nature réserve toujours des surprises même si on passe au même endroit car la nature est vivante. Les promenades se réalisent généralement dans des régions aux paysages atypiques (montagnes, collines, lacs, forêts, rivières…). Observer les détails et les panoramas. Humer les diverses odeurs et remplir ses poumons d’air pur. Tendre ses oreilles aux divers bruits (chants d’oiseaux, cris de gibiers, et le silence !). Profiter des rencontres informelles avec les gens sur la route. Des choses sont toujours à partager, des questions sont à poser ou de réels besoins sont à formuler (petits problèmes, orientations, conseils…).

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On ne se lasse jamais d’une promenade à cheval…

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